Introduction

Introduction
Le terme "dépression" est souvent employé pour décrire une sensation ressentie par de nombreuses personnes. De temps à autre, chacun se sent triste ou "à plat", mais de telles sensations passent assez rapidement. Au contraire, les personnes chez qui un médecin pose un diagnostic de "dépression majeure" sont atteintes d'une maladie grave qui affecte non seulement leur humeur, mais aussi diverses autres fonctions corporelles. La dépression peut toucher la façon de manger et de dormir , mais aussi la façon selon laquelle elles se ressentent. Il ne s'agit pas d'une humeur passagère et les personnes atteintes de dépression ne peuvent pas être considérées comme "responsables" de leurs sensations.

Toutes les dépressions se traduisent par une perturbation de l'humeur ou des affects qui ont des effets sur l'activité intellectuelle et motrice, génèrent de l'anxiété et perturbent les fonctions instinctives.

Le taux élevé d'atteinte conjointe chez les jumeaux plaide en faveur d'un facteur génétique dans le déterminisme de la maladie. Le décès du père ou de la mère pendant l'enfance, les antécédents familiaux de dépression ou de psychose maniaco-dépressive sont également considérés comme des facteurs prédisposants.

# Posté le samedi 01 avril 2006 05:21

Modifié le lundi 16 juillet 2007 17:05

La dépression: les deux grands types.

La dépression: les deux grands types.
La dépression est une maladie mentale caractérisée par une modification profonde de l'état thymique, de l'humeur dans le sens de la tristesse, de la souffrance morale et du ralentissement psychomoteur.

S'accompagnant parfois d'anxiété, la dépression entretient chez le patient une impression douloureuse d'impuissance globale, de fatalité désespérante et parfois l'entraine à des ruminations subdélirantes à thème de culpabilité, d'indignité, d'autodépréciation, pouvant le conduire à envisager le suicide et parfois à le réaliser.

Les deux formes classiques de la dépression:

La dépression endogène:
La douleur morale est particulièrement intense. La perte de l'estime de soi et le désir de disparaître peuvent entraîner des idées suicidaires, que seule l'inhibition empêche alors de mettre en acte.

Cette forme, qui représente un des versants de la psychose maniaco-dépressive, peut s'accompagner de troubles neurovégétatifs et somatiques : l'anorexie, assez fréquente, va entraîner un amaigrissement parfois considérable ; les troubles du sommeil peuvent aller jusqu'à une insomnie complète.

La dépression endogène survient en dehors d'un événement traumatisant; elle semble venir de l'intérieur de la personne, sans cause externe apparente, et peut-être suite à une prédisposition d'origine génétique. En fait, il semble bien que tout cela doive plutôt se concevoir en termes de vulnérabilité personnelle.

La dépression exogène:

Cette forme recouvre en fait toutes les dépressions réactinnelles et névrotiques, revêtant des aspects cliniques très variés quant à leurs symptômes et à leur gravité, leur intensité étant généralement moins grande que dans la forme mélancolique.
Les idées de suicide y sont cependant fréquentes, revêtant plutôt l'aspect d'une quête affective ou d'un sentiment d'échec, qu'il faut savoir reconnaitre et soulager.
L'anxiété, la fatigue générale, l'adynamie, l'asthénie en sont parfois la seule manifestation et ne doivent pas seulement être traîtées par des médications symptômatiques.

La dépression dite exogène (ou psychogène) est donc au contraire liée à un événement récent ou à une situation psychologique conflictuelle. Le sujet se sent isolé, abandonné et bien souvent ce qui lui arrive est selon lui la faute des autres. Il a donc tendance à se poser en victime, bien plus qu'en coupable, ce qui est à l'opposé du déprimé mélancolique.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 09:48

La dépression précoce ou dépression chez l'enfant.

La dépression précoce ou dépression chez l'enfant.
La dépression précoce survient de manière beaucoup plus fréquente que nous le pensions auparavant : plus de 2% des enfants et de 5 à 10% des adolescents souffrent d'un épisode dépressif, susceptible d'engendrer des conséquences graves quant à leur développement psychique, physique, scolaire et social. Une proportion infime d'entre eux est repérée et traitée de manière appropriée.

La dépression précoce est considérée par de nombreux chercheurs et cliniciens comme une pathologie grave, justifiant une prise en charge thérapeutique précoce et adaptée.

-Premièrement, 70% des enfants et adolescents souffrant de dépression vont rechuter dans les 5 ans suivant le premier épisode, s'ils ne sont pas suivis.

-Deuxièmement, une dépression précoce pourrait être précurseur d'une maladie maniaco-dépressive précoce (ou trouble bipolaire) .
D'après le professeur Geller, la dépression précoce pourrait inaugurer un trouble bipolaire maniaco-dépressif dans 20 à 30% des cas.

-Troisièmement, il est clair que les enfants déprimés présentent un risque majoré de développer des troubles du comportement pouvant aller jusqu'aux conduites de délinquances, à la toxicomanie, et présentent classiquement une chute des résultats scolaires.

-Quatrièmement, la fréquence des tentatives de suicide et des suicides chez l'enfant et l'adolescent ne cessent d'augmenter dans notre société, clairement en rapport avec la dépression dans la plupart des cas

Symptômes:

Symptomes de Tristesse:

-Irritabilité
-Accès subits de rage, de colère et de destructions
-Pleurs plus fréquents
-Mauvaise estime de soi ("je suis nul, je suis mauvais")
-Idées suicidaires énoncées
-Apathie, manque d'entrain
-Anorexie ou hyperphagie
-Retrait, isolement
-Aucun désir

Symptomes Psychomoteurs:

-Troubles intellectuels (troubles de la mémoire, de l'attention, surtout en classe)
-Chute des résultats scolaires, en net contraste par rapport aux résultats antérieurs
-Fatigué, harassé toute la journée
-Refus de se lever, de sortir du lit

Autres symptômes:

-Plaintes somatiques répétées (mal au ventre, mal à la tête, etc.)
-Troubles du sommeil, réveils nocturnes, cauchemars
-Anxiété, refus scolaire
-Hallucinations (entend son nom, une voix)


Quoi qu'il en soit, il est normal pour un enfant ou un adolescent de traverser des périodes dépressives, dites "développementales" qui sont la plupart du temps brèves et spontanément résolutives : il est primordial d'éviter tout surdiagnostic de dépression dès qu'un enfant se dit triste, pleure ou est grognon!

Un épisode dépressif est sévère quant à l'intensité et au nombre de symptomes, est prolongé et non résolutif, et surtout entraine une altération tout à fait marqué du fonctionnement social, scolaire, familial.

Parfois, les épisodes dépressifs sont émaillés d'accès maniaques.

Traitements:

-Psychothérapies
-Antidépresseurs dans certains cas

# Posté le lundi 03 avril 2006 05:42